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Vianney nous parle de “N’attendons pas”, son nouvel album



Le chanteur revient avec ce troisième album après deux premiers opus couronnés de succès. Il s’est confié à BFMTV sur cette ascension, face à laquelle il garde la tête froide.

Après des mois d’attente, les fans de Vianney découvrent son nouveau projet. Le chanteur a dévoilé vendredi son troisième album studio, N’attendons pas. Un opus sorti dans des circonstances particulières, le premier jour du reconfinement. Si le disque a bien été dévoilé sur les plateformes à la date prévue, les magasins culturels avaient décidé pour l’occasion de le mettre en rayon dès jeudi, afin d’offrir au public la possibilité de se le procurer en version physique.

Quelques jours avant que cette nouvelle période de confinement soit annoncée, Vianney s’était confié à BFMTV sur ce nouveau disque, témoin d’une vie qui a changé après six ans d’un succès fulgurant, mais aussi d’un travail constant à la recherche de la sincérité:

“Ce qui m’intéresse par dessus tout, ce sont les gens”, explique-t-il. “C’est un truc qui me nourrit beaucoup. D’être deçu par les gens, ou fasciné, en tout cas d’être surpris. C’est ce qui me bouscule et qui me bouleverse que je mets en chansons. Ça a toujours été comme ça, depuis tout petit.”

N’attendons pas est porté par plusieurs singles, dévoilés au fil de ces derniers mois. Notamment celui qui donne son titre à l’album. Sorti en mai, quelques jours avant la fin du confinement, cet appel à vivre l’instant présent avait résonné comme une réponse directe à l’actualité. Ce n’était pourtant qu’un “hasard”, assure-t-il: “Elle était prête à ce moment-là. C’est la vie qui fait ça.”

Une chanson écrite pour Johnny Hallyday

Cette chanson a d’ailleurs failli finir dans le répertoire d’un autre artiste. Car à la base, Vianney avait écrit N’attendons pas pour Johnny Hallyday, “peu de temps avant qu’il ne parte”:

“Il y en a une autre sur l’album que j’avais écrite pour Johnny. Quand je les prends pour moi, je réadapte un petit peu. Mais vu que je ne le connaissais pas personnellement, ces chansons-là étaient déjà des histoires personnelles.”

Ce nouvel album est aussi l’occasion pour Vianney de se livrer sur son bonheur personnel. Celui qui dépeignait principalement des amours déçues dans ses premières oeuvres – notamment avec son premier tube, Pas là – est aujourd’hui apaisé: “Ouais, ça marche bien là”, sourit-il. “En amour, c’est comme ça; il y a des périodes de lose, et moi je ne suis plus du tout là-dedans, donc c’est plutôt une bonne nouvelle (…) Tout m’inspire, mais l’idée de passer sa vie avec quelqu’un je trouve que c’est un peu fou, j’aime bien”, déclare celui qui arbore une bague à l’annulaire.

Cette nouvelle vie, il la chante aussi dans Beau-papa, un autre titre dévoilé pour la promotion de l’album: “C’est une chanson sur un enfant qui n’est pas le mien, et que j’aime comme si c’était le mien. C’est un sentiment que je peux partager avec des beaux-parents mais aussi avec des parents adoptifs, cette idée qu’on peut aimer un enfant qui n’a pas les mêmes gènes que nous, on peut l’aimer profondément, à jamais.”

Il revient également sur son engagement inchangé auprès des sans-abri. Depuis des années, il participe à l’opération Hiver solidaire qui vient en aide aux SDF. Un sujet qu’il a déjà évoqué il y a quelques années, dans la chanson Les Gens sont méchants, et qu’il raconte à nouveau dans N’attendons pas avec le single Merci pour ça. Il y parle de Karim, un homme rencontré par ce biais:

“C’est pour l’un de mes copains de la rue, et puis pour les autres. J’ouvre l’album avec l’idée qu’ils m’ont énormément apporté par leur vécu, les soirées qu’on a pu passer ensemble, par ce qu’ils sont, par la richesse qu’ils ont en eux (…) Ce sont des gens qui m’ont vraiment façonné je crois. Cette chanson, c’est leur dire merci d’avoir fait de moi un meilleur être humain.”

Engagé “dans la nuance”

N’attendons pas est l’occasion pour Vianney de se pencher sur ce qui le fait vibrer: “rester libre dans notre manière de penser, de voir les choses, de rigoler de ce dont on veut rigoler, de ne pas être d’accord avec des prêt-à-penser ou des modes de pensée à la mode”, déclare-t-il. Et de développer:

“Il y a une mode aujourd’hui à l’engagement politique ou citoyen. Il faut être engagé, et engagé aujourd’hui c’est parfois synonyme de radical. Je pense être très engagé, mais dans la nuance. J’essaye d’écouter. Je ne suis pas du tout radical sur le féminisme, sur les flics. Je n’arrive pas à être radical, je n’aime pas ça (…) Et en tant qu’artiste, je n’aime pas donner des leçons.”

C’est pour cette dernière raison qu’il se garde de parler d’écologie dans ses textes, bien que le sujet le touche: “Je ne vais pas expliquer aux gens comment ils doivent manger, consommer et trier leurs déchets. C’est facile de le faire quand on a la chance qu’on a, nous, mais quand on a peu de moyens ce n’est pas évident de suivre un mode de vie absolument raccord avec l’écologie. Donc oui, je suis concerné mais je ne donnerai jamais de leçons aux gens qui me suivent sur leur manière de vivre.”

Les chansons avant le succès

N’attendons pas sortira quatre ans après Vianney et six ans après Idées blanches, respectivement disque de diamant et double disque de platine. Le chanteur rejoindra bientôt le panel des coaches de The Voice. Un succès sans nuages face auquel il garde la tête froide:

“Mon obsession c’était d’écrire des chansons et de progresser, d’en écrire toujours de plus belles. C’est ça qui me fait avancer, ce n’est pas de remplir des salles ou de vendre des milliers de disques. Le succès c’est une donnée qui nous porte et qui nous donne plus de libertés (…) et je ne remercierai jamais assez les gens parce que je suis devenu beaucoup plus libre dans mon travail, dans mes chansons. C’est grâce à ça.”

Une authenticité qui lui a valu d’être comparé à Jean-Jacques Goldman dans le JDD. Un parallèle “flatteur” qui le touche mais sur lequel il émet des réserves: “Pour moi, c’est un roi, un maître. Je suis très loin d’en être un (…) Si on regarde les faits, et moi je les connais, je suis trop loin de ce qu’a accompli Goldman. Et je n’ai même pas l’ambition de toucher du doigt sa carrière. C’est un être rare que je n’égale en rien du tout. Je l’aime profondément et j’étais heureux de tous les moments qu’on a passés ensemble.”

Philippe Dufreigne, avec Benjamin Pierret



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