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Tom Holland comme vous ne l’avez vu dans le thriller horrifique “Le Diable, tout le temps”


L’ex-homme-araignée fait sa mue et impressionne dans le rôle d’un homme torturé et violent dans le thriller horrifique Le Diable, tout le temps, disponible à partir du 16 septembre sur Netflix.

Connu mondialement pour son interprétation tout en finesse de Spider-Man, Tom Holland s’apprête à surprendre ses fans avec Le Diable, tout le temps, thriller horrifique et poisseux dans lequel il incarne Arvin, un jeune homme hanté par les actes violents commis par son père.

Adaptation très attendue du best-seller de Donald Ray Pollock, Le Diable, tout le temps raconte, sur plusieurs décennies après la Seconde Guerre mondiale, l’histoire d’un groupe d’individus qui va s’autodétruire dans un coin perdu de l’Ohio et de la Virginie-Occidentale à force de croire en la puissance cathartique de la violence.

Antonio Campos, le réalisateur de ce film disponible sur Netflix ce mercredi 16 septembre, a tout de suite su que Tom Holland serait idéal pour le rôle tortueux d’Arvin:

“Tom a été la première personne à qui j’ai parlé du projet il y a cinq ans. Il venait d’être engagé pour jouer Spider-Man. Les films Marvel n’étaient pas encore sortis et j’ai pu le côtoyer et apprendre à le connaître en tant que Tom, sans le poids du costume de Spider-Man”, raconte à BFMTV Antonio Campos.

Alors âgé de 19 ans, Tom Holland était un inconnu. Il avait déjà impressionné la profession dans The Impossible (2012), et les internautes le connaissaient pour ses vidéos de cascades sur Instagram. Rien pourtant ne laissait supposer qu’il avait en lui la rage nécessaire pour incarner un personnage comme Arvin.

“Tom n’est évidemment pas Arvin, mais je sentais en lui sa nature”, indique Antonio Campos. “Il avait sa dureté, ses fêlures, sa sagesse. Comme le rôle était sombre et lourd, il fallait que son interprète ait de la chaleur en lui, pour le rendre plus complexe. J’étais sûr que Tom arriverait à livrer cette interprétation du personnage.”

Transformation physique

Tom Holland s’est transformé pour l’occasion. L’acteur, né dans la banlieue de Londres, a peaufiné son l’accent de l’Ohio, qu’il devait maîtriser sur le bout des lèvres: “Il s’est assuré qu’il correspondait au personnage, que c’était le bon son.” Il a aussi perdu du muscle pour que sa masse physique corresponde à celle d’Arvin, homme pieux qui perd progressivement pied face à une spirale de violence qu’il ne peut éviter. Malgré un physique très contemporain, Tom Holland disparaît complètement derrière le personnage.

“Il a essayé de comprendre ce que le garçon ressentait, les traumatismes hérités de son père, sa folie. Il a essayé de comprendre les actions effrayantes, violentes d’Arvin, d’où elles venaient. Il a beaucoup travaillé sur lui-même. Il a creusé, creusé…”, commente Antonio Campos. “Comme tout grand acteur, il a puisé dans sa vie. Ce que vit un jeune garçon dans les années soixante au fond de la Virginie-Occidentale et de l’Ohio est évidemment très différent de ce que vit un jeune britannique qui grandit dans les années 90, mais il y a des expériences communes dans lesquelles il a pu puiser.”

Tom Holland dans le thriller "Le Diable, tout le temps", disponible sur Netflix.
Tom Holland dans le thriller “Le Diable, tout le temps”, disponible sur Netflix. © Netflix

Antonio Campos et Tom Holland ont passé des heures à parler du personnage. Le réalisateur a confié à son acteur un exemplaire du Diable, tout le temps. Il en avait surligné certains passages dont Holland devait s’imprégner pour son interprétation. Il lui a aussi fait passer du temps avec Bill Skarsgård, l’acteur qui joue le père d’Arvin, bien qu’ils n’aient aucune scène ensemble:

“Je voulais que Tom sente le poids du passé quand il joue. Je voulais qu’il parle avec Bill, qu’ils se comprennent, que Arvin ait hérité des choses de son père. Sur le plateau, Tom portait cette expérience en lui. Il pouvait se souvenir de ces moments en tournant. Cette méthode de travail l’a beaucoup influencé.”

Lors des lectures du scénario, Tom Holland lisait également les scènes du jeune Arvin, qu’il ne joue évidemment pas dans le film, pour s’approprier les traumatismes vécus par le garçon lorsqu’il avait 9 ans. “Ce que j’adore dans la prestation de Tom, c’est qu’il n’a besoin que d’une seule phrase ou d’un seul mot pour que l’on ressente le passé. Je voulais vraiment que l’on ressente le passé dans le présent à travers lui.”

“Il a embrassé la rage du personnage”

Dans certaines scènes du Diable, tout le temps, Tom Holland dévoile une nouvelle facette de sa personnalité. Lui qui joue souvent les araignées apeurées chez Marvel joue des scènes de colère et de violence saisissantes. “Tom a travaillé d’arrache-pied pour arriver à cet état d’esprit”, confirme Antonio Campos. “Il a embrassé la violence et la rage du personnage.”

Le film a été difficile pour le comédien et l’a ébranlé, révèle le réalisateur: “Je ne crois pas qu’il ait eu peur. Tom n’est pas le genre de personne à avoir peur de quoi que ce soit. Et s’il l’était, je ne l’ai jamais su. Tom était très excité à l’idée de se rendre dans des recoins sombres de son âme. Il était prêt à s’y rendre. Mais après le tournage de certaines scènes, il devait se reposer pour reprendre son souffle, parce que c’était très éprouvant émotionnellement pour lui.”

Addiction pour les opioïdes

Le Diable, tout le temps marque le début d’une nouvelle étape dans la carrière de Tom Holland. En attendant la suite des aventures de Spider-Man et l’adaptation du jeu vidéo Uncharted, le comédien sera prochainement à l’affiche de Cherry, un drame où il joue un vétéran de la guerre d’Irak qui souffre du syndrome de stress post-traumatique, et se met à braquer des banques pour subvenir à son addiction pour les opioïdes. Un film avec lequel ses réalisateurs, les frères Anthony et Joe Russo, rêvent d’Oscars.

En l’espace de cinq ans, Antonio Campos a pu observer l’adolescent devenir une star mondiale: “Ce fut une expérience très excitante, surréaliste. Ce fut très satisfaisant de le voir se transformer à l’écran.”





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