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Pourquoi les films de Noël nous font autant de bien en cette année de pandémie


En cette année 2020, marquée par la pandémie de coronavirus, les films de Noël n’ont jamais été aussi populaires.

Il n’y a plus de saison pour regarder des films de Noël. Du moins pas en 2020, année -bouleversée par la pandémie de covid-19, année confinée, année où l’avenir semble plus incertain que jamais. Face à un climat anxiogène, la magie de Noël s’est présentée comme un refuge bienvenu. Et les fictions dans le thème, faciles d’accès grâce au streaming et aux replays, n’ont jamais été aussi populaires.

Tout a commencé au printemps. En mars dernier, en pleine première vague de coronavirus, M6 avait annoncé qu’elle allait rediffuser ses téléfilms de Noël pendant la durée du confinement, afin d’apporter “un peu de douceur, de tendresse et de cocooning en cette période troublée”. Même décision outre-Atlantique du côté de Hallmark, chaîne américaine réputée pour ses films à l’eau de rose, et grande spécialiste des comédies romantiques de Noël.

Des films Hallmark © Hallmark

L’été et ses températures caniculaires n’ont pas été épargnés par les châlets enneigés et beignets à la cannelle. Selon une étude menée sur 2.000 Américains par le site américain People, 20% d’entre eux ont commencé à regarder des films de Noël “dès le mois d’août voire encore plus tôt dans l’été”, et 37% dès le mois de septembre. Les résultats indiquent d’ailleurs que 80% des personnes interrogées ont affirmé qu’elles regarderaient plus de films de Noël en 2020 que les années précédentes. Et 72% ont admis que ce type de fictions “leur apporte du réconfort”.

Un peu de légèreté dans ce monde de brutes

Cet automne, les fantômes d’Halloween et les tartes à la citrouille n’auront donc pas tenu bien longtemps face aux décorations lumineuses, aux sapins et bonnets de père Noël en feutre, qui ont envahi les rayons des magasins dès mi-octobre. Le service de streaming Netflix a commencé fin septembre la promotion de ses productions de Noël, et les chaînes télévisées n’ont pas tardé à programmer leurs téléfilms. Pour les films d’horreur, on repassera.

Le groupe TF1 (TF1 et TMC) propose ainsi pas moins de 24 téléfilms par semaine depuis octobre. Et va augmenter la cadence dès le 14 décembre, avec en semaine, trois téléfilms par jour au lieu de deux.

“Depuis maintenant quelques années, on voit que c’est un genre qui plaît beaucoup aux téléspectateurs. Et cette année 2020, c’est très salutaire pour souffler et penser à autre chose. On a beaucoup parlé du Covid, on a envie de se détendre et d’avoir un peu de légéreté”, a expliqué Jonathan Escarpiado, directeur adjoint des acquisitions du groupe TF1, au micro d’Europe 1.

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes: sur TF1 et TMC, les téléfilms de Noël attirent cette année 30% de part d’audience chez les femmes de moins de 50 ans, contre 22% les années précédentes. Ils réunissent environ 2 millions de téléspectateurs par jour, pour 21% de part d’audience générale. “C’est assez exceptionnel, car d’ordinaire nous sommes plutôt autour d’1.5 millions”, a commenté Jonathan Escarpiado.

Une recette très efficace

Regarder un film feel-good pour se changer les idées n’est pas propre à 2020 et sa pandémie. “Le divertissement est là pour vous sortir du réel, c’est son rôle. Cela fait du bien aux gens grâce à la distance que cela apporte. Se plonger dans un film, sortir un instant de ce que l’on vit, et prendre un peu de recul face aux événements du réel, c’est un mécanisme psychopathologie qui fait du bien”, nous rappelle Viviane Kovess-Masféty, psychiatre et épidémiologiste.

Pour autant, le genre du film de Noël a ce petit truc en plus: une recette bien plus efficace que les autres. Pour commencer, ses scénarios ô combien prévisibles dont l’on devine facilement l’issue (spoiler: tout finira bien). “Le cerveau humain adore les modèles, et la prévisibilité est enrichissante sur le plan cognitif”, explique sur NBC News Pamela Rutledge, spécialiste du comportement américaine. “Ces arcs narratifs prévisibles, qui s’inspirent des modèles standard que nous connaissons des contes de fées, offrent du réconfort en présentant la vie comme simple et pleine de morale”.

“Suspendre notre incrédulité”

L’histoire se déroule souvent dans une petite ville fictive, et met en scène des situations cocasses voire impossibles – un enfant qui remplace le Père Noël dans sa tournée des cadeaux, une pâtissière qui échange sa place avec une princesse dont elle est le sosie parfait (et s’entiche d’un futur roi au passage)… Des intrigues abracabrantesques totalement assumées, dans lesquelles on plonge au premier degré, faisant fi de leur absurdité: peu importe, on est là pour ça.

“Le manque de réalisme à tous les niveaux, de l’intrigue à la production, signale que ces films sont censés être un moment d”évasion”, estime Pamela Rutledge. “Le genre est bien défini, alors nos attentes suivent. Cela nous permet de suspendre notre incrédulité”.

Au-delà de cela, le film de Noël repose sur des valeurs rassurantes: l’amour, la solidarité, l’esprit de famille, la bienveillance… “Tout cela nous permet de vivre à travers l’écran les émotions associées à la validation sociale, à la compassion et à l’empathie”, poursuit la spécialiste du comportement. “Ces films offrent des solutions simplistes à tous ces facteurs de stress que les fêtes peuvent apporter: conflit familial, isolement ou encore pressions financières”.

Alors continuons sans vergogne à consommer des films de Noël à haute dose, c’est bon pour ce qu’on a!





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