la-star.com
Image default
Actu des stars

Pourquoi la sortie du manga “Kaguya-sama” est un événement


Attendue avec impatience depuis six ans, cette hilarante série qui renouvelle le genre de la comédie romantique est enfin disponible en France. Un événement attendu de longue date par les fans du genre.

L’Attaque des Titans se termine et de nouvelles séries sont en lice pour conquérir le cœur des amateurs de mangas. Si l’importance de Jujutsu Kaisen ne fait que grandir, une autre série, beaucoup moins sombre, et beaucoup plus romantique, s’apprête à remporter la mise: Kaguya-sama: Love Is War de Aka Akasaka.

En France, le manga est attendu de pied ferme par une fanbase très active réunie autour du hastag #KaguyaSamaEnFrance. Ses deux premiers tomes paraissent ce mercredi 31 mars chez Pika. “C’est un événement à double titre”, indique Mehdi Benrabah, directeur éditorial de la maison d’édition. “Il y a une grosse attente des fans, car c’est le dernier succès des éditions Shueisha – qui publient My Hero Academia, One Piece et Jujutsu Kaisen – à arriver en France. C’est aussi un titre qui révolutionne la ‘love comedy’ (“comédie romantique”), un genre très répandu en manga, qui a beaucoup de succès au Japon.”

Lancé en 2015, ce manga en 21 volumes a rencontré un succès foudroyant. Publiée entre mai 2015 et janvier 2016 dans le mensuel Miracle Jump, la série bascule à partir de mars 2016 dans Weekly Young Jump, une revue hebdomadaire. Un changement stratégique, qui témoigne de l’engouement suscité par Kaguya-sama, et qui porte ses fruits: en 2019, la série dépasse les 4 millions d’exemplaires écoulés au Japon.

“À mourir de rire”

Comment expliquer ce succès? Tout d’abord par son histoire. Le manga suit le quotidien des deux adolescents appartenant à l’élite de l’élite du Japon: Kaguya Shinomiya, héritière d’une des plus riches familles de l’archipel, et Miyuki Shirogane, le meilleur élève du lycée, issu de la méritocratie. Amoureux l’un de l’autre, mais bourrés d’orgueil, chacun refuse d’être le premier à déclarer sa flamme et ils se lancent dans une guerre psychologique pour faire avouer à l’autre ses sentiments…

“Kaguya-sama”, le manga phénomène d’Aka Akasaka © Pika Edition

“Commencent alors des estocades de dialogue et des machinations pas possibles dans un cadre quotidien, comme le bureau des étudiants ou la cantine”, complète Mehdi Benrabah. “Le simple fait de manger un repas et d’avoir tel ou tel plat va être interprété de telle ou telle manière par Kaguya ou Miyuki et va avoir des conséquences sur la stratégie que l’un et l’autre développent. Tous les prétextes sont bons pour faire plier l’autre. On est emporté même si la scène peut paraître anodine.”

“C’est dans l’esprit des protagonistes que ça prend une toute autre tournure”, précise-t-il encore. “Comme le cerveau de ces deux personnages trop intelligents et trop torturés fonctionne trop vite, ça va très loin dans leur imaginaire et on obtient des situations assez incroyables et à mourir de rire. On se demande toujours qui va l’emporter.” Chaque chapitre correspond à un affrontement, raconté par un narrateur aux allures de commentateur sportif, qui à la fin annonce le vainqueur de la manche.

L’autre clef du succès de Kaguya-sama est le mélange des genres, qui le rend plus accessible que les comédies romantiques traditionnelles: “Ce mélange des genres est très frais”, confirme Matthias Jambon-Puillet, marketing manager de Wakanim. “On avait vendu Kaguya-sama à l’époque comme le Death Note de la comédie romantique, puisqu’on y retrouve certains codes du shônen à travers ses combats intellectuels. C’est un mélange qu’on n’avait jamais vu!”

Autre explication de ce succès, selon lui: l’excellent équilibre entre personnages masculins et féminins. “Dans les animes, quand tu as de la comédie romantique, c’est toujours avec un principe de harem, avec des personnages très passifs, et un des deux genres est moins représenté que l’autre. Je pense que ça permet d’ouvrir la série aux garçons comme aux filles.”

Un extrait du manga "Kaguya-sama"
Un extrait du manga “Kaguya-sama” © Pika

Attendre six ans pour éditer un manga à succès est désormais chose rare: “On l’a toujours eu en ligne de mire, mais on devait être bien sûr de nous”, précise Mehdi Benrabah. “Kaguya-sama est une série destinée à être longue: elle est publiée dans un magazine connu pour ses seinen [manga destiné à un public de jeunes adultes masculins, NDLR] très longs, comme Kingdom (70 tomes). C’est un calcul sur la durée: les chiffres de vente d’une comédie romantique ne sont pas forcément les mêmes que ceux d’un manga d’aventure.”

Si Pika est depuis le succès de Love Hina en 2002 le spécialiste de la comédie romantique, il fallait trouver le bon timing de publication. “On publie aussi The Quintessential Quintuplets, une autre ‘love comedy’ qui domine actuellement le genre par ses qualités. La série se terminant au Japon, la suite logique était Kaguya-sama, qui est mis en avant par un anime de bonne qualité, ce qui permet de donner beaucoup d’exposition à la licence. On voit bien sur Internet que les gens s’en emparent. Ça nous a confortés dans l’idée que c’était le bon timing pour cette série.”

Le créateur de Kaguya-sama, Aka Akasaka, est au début de sa carrière. Âgé seulement de 32 ans, il a commencé sa carrière en 2011 et il n’avait publié que deux courtes séries avant de rencontrer le succès avec Kaguya-sama. “Étant publié dans le Young Jump, il s’est inscrit très vite dans la politique éditoriale du magazine. Il a aussi réussi à trouver son propre rythme, sa propre originalité dans le traitement de la ‘Love Comedy’. C’est pour cette raison que ça en fait un auteur unique dans le magazine”, détaille Mehdi Benrabah.

Un extrait du manga "Kaguya-sama"
Un extrait du manga “Kaguya-sama” © Pika

Le manga a aussi été aidé par l’anime, dont les deux premières saisons sont disponibles en France sur Wakanim. L’anime préexistant en France au manga, c’est lui qui a servi de base pour la traduction, qui est réalisée par la même personne, Marylou Leclerc.

“C’était important d’observer ce souci de cohérence avec ce qui avait été fait sur l’anime”, explique Mehdi Benrabah, qui précise, concernant la difficulté de traduire ce titre où tout se joue dans la parole: “C’est surtout le ton des personnages qu’il faut rendre très juste. Un personnage comme Chika Fujiwara, la secrétaire du BDE, est très ingénue et met souvent les pieds dans le plat. Il faut que ça se ressente à la lecture.”

Disponible depuis janvier 2019, l’anime a su fidéliser au fil des épisodes un public de plus en plus nombreux. “Quand un an plus tard, la saison 2 a été diffusée, on a eu une audience démultipliée par rapport à la première”, explique Matthias Jambon-Puillet. Chaque épisode est composé de trois segments de sept minutes, ce qui facilite le visionnage: “On a ainsi eu un très bon bouche-à-oreille, ce qui a permis de construire l’audience sur la durée.”

L’anime a bien réussi à retranscrire le ton si particulier du manga, “notamment dans les effets de manche, les blagues, la mise en scène”, avec “une vraie plus-value, comme on en trouve rarement en animation”, s’enthousiasme Matthias Jambon-Puillet: “C’est vraiment l’étalon en matière d’adaptation animée. Cette série vient vraiment enrichir le manga.”

Un travail de qualité qui se retrouve même dans le choix des doubleurs des personnages, qui parviennent à merveille à rendre la tension de l’œuvre d’origine, conclut le spécialiste: “Ils sont très bons, notamment la doubleuse de Kaguya, dont c’est le premier rôle, ce qui permet d’avoir une voix qu’on n’a jamais entendue jusqu’ici. L’idée d’avoir pour le générique un crooner, qui apporte des sonorités un peu jazz à la série, était aussi très maline.”

L’anime est bien parti pour durer encore quelques années: les deux saisons couvrent les dix premiers tomes d’une série qui n’est pas près de se terminer. Une troisième saison est en cours de production.

Kaguya-sama: Love is War, Aka Akasaka, Pika, 212 pages, 7,20 euros. Deux tomes disponibles. Un nouveau tome tous les deux mois.



Source link

Autres articles

5 cadeaux à offrir à des fans de hip hop

Claude

la nouvelle direction veut débarrasser l’académie de son “image toxique”

Claude

Johnny Depp conteste les accusations de violence d’Amber Heard durant son procès contre le “Sun”

Claude

Tanya Roberts : la James Bond Girl est toujours vivante, l’annonce de sa mort était une erreur – Actus Ciné

Claude

la comédie “très gonflée” du Splendid livre ses derniers secrets

Claude

Quand Omar Sy colle incognito des affiches pour la promo de “Lupin, dans l’ombre d’Arsène”

Claude