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Pascal Obispo s’affranchit du “système” pour lancer sa propre application de musique



Avec “Obispo All Access”, disponible sur l’App Store et Google Play, le chanteur met à disposition son catalogue complet et dévoilera au fur et à mesure de nombreuses nouveautés, dont des titres inédits.

Pascal Obispo abandonne l’industrie du disque afin de faire les chansons qu’il veut, à son rythme, et de les partager directement avec son public. Pour cela, il lance ce vendredi un projet totalement inédit: une application, baptisée Obispo All Access, sur laquelle ses fans auront accès à tout son catalogue, des titres inédits, des interviews, et de nombreux autres contenus qui seront dévoilés au fil du temps.

“Je suis abonné à Spotify et je trouve ca génial, mais ça manque d’humanité”, explique le chanteur à BFMTV. “Il n’y a pas de visage, pas d’humain. J’ai fait cette application pour montrer que c’est possible de produire de la musique et de garder l’aspect humain.”

Des contenus variés et nombreux

Concrètement, cette application disponible sur l’App Store et Google Play proposera l’intégralité des anciens albums de Pascal Obispo, qui seront disponibles gratuitement “pendant un long moment”, ainsi que des teasers de tout ce qui sera dévoilé par la suite, de nombreux clips et des lives.

“Après, si on veut passer le pas et s’abonner, pour le prix d’une place de concert par an, vous aurez tous les vendredis du contenu, avec déjà une grosse base solide de choses que j’ai pu préparer”, détaille Pascal Obispo. Le tout pour 5,99 euros par mois.

À venir, pêle-mêle et au fur et à mesure: un album de reprises des chansons de Christophe, un album d’inédits intitulé Electrobispo, des albums rock, instrumentaux, de musique classique, de jazz, des singles inédits, des clips – anciens comme nouveaux – un album de poésie, un album de reggae, du karaoké, des cours de guitare, de piano…

L’interprète de Fan ne compte pas s’en tenir à la musique. “Il y aura une série documentaire sur la conception de l’application, des interviews menées par ma femme autour du bien-être sur les gens qui l’interpellent, je vais créer une émission où on va se rencontrer avec des artistes, qui s’appelle Parlons-nous, il y aura des films pour la méditation avec des images très zen.” Il compte aussi s’inspirer de travaux de documentaristes avec lesquels il collabore, pour proposer quelque chose d'”authentique”:

“(Ce sera) comme quand on va chez un petit boulanger au coin de la rue, ou un petit disquaire. Je vais fabriquer des choses. Je refuse de participer au démantèlement de la beauté avec des clips faits avec des iPhones. Il faut continuer à faire du beau, dans les albums et pour les images.”

Il évoque également des productions écrites, comme une bande-dessinée attendue dans les prochains jours. Il promet aussi un dessin-animé d’une heure réalisé par Mark Maggiori autour du Captain Samouraï Flower, son alter-aego présenté dans l’album de 2009 Welcome to the Magic World of Captain Samouraï Flower. “Au fur et à mesure, tous les vendredis, je vais proposer des choses et faire une demonstration de ce qu’est la liberté pour un artiste.” Il ajoute que l’abonnement peut se faire sans engagement de durée: “Vous pouvez vous abonner pour un mois et partir.”

Echapper au “système”

Si le chanteur a décidé de laisser les maisons de disques derrière lui, c’est justement pour goûter à cette liberté, en échappant à “la cadence imposée par un système qui n’a pas le même tempo que (lui)”:

“J’étais un peu frustré de savoir que dans dix ans, je n’aurai peut-être fait que deux ou trois albums. On nous dit ‘Un album c’est tous les deux ans, et ensuite il faut faire respirer un petit peu pour pouvoir revenir ensuite’. Avec l’âge qui avançait je ne trouvais pas ça suffisant, par rapport à toutes les envies musicales que j’ai. Si j’avais dû faire un album de jazz aujourd’hui, on m’aurait ri au nez, ou un album de reggae, ou un album electro, ou de la méditation… On m’aurait dit ‘Tu ne peux pas faire ça, il faut que tu fasses du Pascal Obispo’. Mais je crois que Pascal Obispo ce n’est pas simplement la personne qu’on connaît, c’est surtout un amoureux de musique. J’ai la chance d’aimer beaucoup de styles différents et j’ai envie de faire des expériences.”

Il y a aussi de la “peur”: “le temps avance, et je n’ai peut-être pas eu la possibilité de faire toute la musique que j’aurais voulu faire dans ma vie”, explique le chanteur de 55 ans. “Je veux le faire dès maintenant.” Celui qui a “adoré bosser dans les maisons de disque”, s’en est affranchi, et veut désormais trouver “des solutions pour continuer à vivre la musique.”

Retrouver la “liberté”

Ce projet lui a permis de collaborer avec de nombreux artistes et producteurs, qu’il souhaite eux aussi mettre en lumière par le biais de Obispo All Access. “Je me suis aperçu que leur capacité à la création était exponentielle parce qu’ils n’avaient, eux non plus, plus de limites. Je découvre cette capacité qu’ont les artistes à pouvoir dépasser les limites établies par un système bien ancré et un peu mal ancré, à mon avis.”

Pascal Obispo, qui souhaite “donner un autre angle de vue sur le champ des possibles pour un artiste demain”, explique s’être lancé par passion: “Si j’avais fait un calcul, je ne l’aurais pas fait. J’ai fait une tournée de 100 dates et grâce a cette tournée j’ai gagné des sous, et j’ai dépensé tous mes sous pour fabriquer cette application et produire tous ces albums.”

A-t-il le sentiment d’avoir pris un risque? “Non, parce que j’ai l’impression d’avoir déjà gagné. En douze ans, j’aurais sorti 10% de ce que j’ai fait en un an et demi”. Et de conclure: “C’est peut-être une folie, mais c’est une folie de plus (…) La liberté retrouvée d’un artiste, c’est la plus belle des victoires.”

Philippe Dufreigne, avec Benjamin Pierret



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