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Mort à 97 ans de Jean Graton, le créateur de “Michel Vaillant”


Ce dessinateur installé à Bruxelles a participé dans les années 1950 et 1960 à l’âge d’or de la bande dessinée franco-belge.

Jean Graton, créateur de Michel Vaillant, est mort ce jeudi 21 janvier à l’âge de 97 ans, annoncent les éditions Dupuis. Il s’est éteint “paisiblement”, “entouré des siens”, à Bruxelles, en Belgique. “[Il] a façonné une œuvre unique et admirable qui a émerveillé plusieurs générations de petits et grands lecteurs de bande dessinée”, note dans un communiqué l’éditeur, avant d’ajouter:

“Véritable ambassadeur du sport automobile, il a créé une famille, une entreprise et une marque, qui rayonnent encore aujourd’hui dans les librairies comme autour des circuits automobiles. Parmi ces lecteurs de Michel Vaillant, plusieurs sont devenus pilotes de F1, parmi les plus grands, journalistes et même designers, Jean Graton savait transmettre sa passion avec style.”

Jean Graton était un des derniers survivants de l’âge d’or de la bande dessinée franco-belge. Débutant la publication de sa série phare, Michel Vaillant, dans les colonnes du Journal de Tintin en 1957, il faisait partie de cette génération de dessinateurs (Peyo, André Franquin, Edgar P. Jacobs, Jacques Martin) qui ont fait de la BD un art. Né en 1923 à Nantes le 10 août 1923, Jean Graton a été élevé par un père dirigeant d’un club de moto qui l’emmenait aux 24 heures du Mans. A 8 ans, son premier dessin était paru dans le journal belge Le Soir: “c’était mon papa réparant sa moto”, s’était-il souvenu dans une interview.

Le dessinateur Jean Graton pose en dessinant “Michel Vaillant” © Dupuis

“Son sens inné du mouvement et de la narration”

Très populaire, Michel Vaillant a donné naissance à plus de soixante-dix albums, à deux séries et un film. A partir des années 1960, pour mener à bien ses autres séries, comme la saga familiale Les Labourdet ou Julie Wood, sur un champion de moto, Jean Graton s’était allié au jeune dessinateur Christian Denayer.

Michel Vaillant, comme Buck Danny, fascinait alors les jeunes lecteurs. Pour imaginer ses histoires, Jean Graton s’inspirait du réel, rappellent les éditions Dupuis: “Jean Graton a assisté aux courses à peu près partout dans le monde, se liant d’amitié avec les pilotes, les chefs d’écuries et les directions des circuits, accumulant des miliers de photos et de documents qui donnent à son travail le cachet de l’authenticité. Cela et son sens inné du mouvement et de la narration ont fait de Michel Vaillant une série exemplaire et respectée par tous les amoureux du sport auto”.

Fort du succès de Michel Vaillant, Graton avait pris son indépendance dans les années 1970. Il avait fondé sa propre maison d’édition, Graton éditeur. Dans les années 1990, il avait commencé à lever le pied, avant de prendre sa retraite en 2004. Son fils, Philippe Graton, est désormais en charge de la licence, dont il s’occupe du scénario depuis 1994. Une nouvelle série Michel Vaillant avait été lancée en 2012, avec au dessin Benjamin Benéteau et Marc Bourgne.

Au total quelque 25 millions d’albums de Michel Vaillant se sont écoulés dans le monde, a précisé à l’AFP Jean-Louis Dauger, directeur du développement de la marque, revendue fin 2019 aux éditions Dupuis.

Jérôme Lachasse avec AFP



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