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Kristen Stewart a 30 ans : 6 rôles qui ont fait oublier Twilight – Actus Ciné


Alors qu’elle fête ses 30 ans ce 9 avril, retour sur six rôles, aussi bien indé que grand public, grâce auxquels Kristen Stewart a su prouver qu’elle n’était pas que la Bella de “Twilight”.

Les Films du Losange

Née le 9 avril 1990 à Los Angeles, Kristen Stewart fête aujourd’hui ses 30 ans… dont 21 passés sur les plateaux de cinéma depuis ses débuts (non-crédités) dans Le Garçon qui venait de la mer en 1999. Révélée aux côtés de Jodie Foster dans Panic Room en 2002, elle s’est ensuite illustrée dans Zathura ou Into the Wild, avant LE phénomène qui allait changer sa vie et marquer sa carrière au fer rouge : la saga Twilight dont elle a été la tête d’affiche pendant cinq films et un peu plus de trois ans dans le rôle de Bella, qui lui a longtemps collé à la peau. Un peu trop même. Les exemples de longs métrages grâce auxquels elle a su nous faire oublier ce personnage ne manquent pourtant pas.

SUR LA ROUTE (2012)

Pour Kristen Stewart comme pour Robert Pattinson, l’après-Twilight débute sur les marches du Festival de Cannes. A quelques mois de la fin de la saga sur grand écran, les deux comédiens comptent parmi les principales attractions de la Compétition de cette 65ème édition : tandis que son futur ex-partenaire y entame sa collaboration avec David Cronenberg, la comédienne s’illustre devant la caméra de Walter Salles dans la très attendue adaptation de Sur la route, roman réputé inadaptable de Jack Kerouac et pilier de la Beat Generation (mouvement littéraire et artistique des années 50 qui a œuvré pour la libération sexuelle de la jeuness et dont l’auteur fût l’une des figures de proue avec Allen Ginsberg), sur lequel beaucoup se sont cassés les dents.

Malgré un résultat plus qu’honorable et un casting particulièrement riche et solide (Garrett Hedlund, Sam Riley, Kirsten Dunst, Elisabeth Moss, Viggo Mortensen…), le film n’est pas à la hauteur de son modèle, que Walter Salles ne parvient pas à s’approprier totalement. Mais le réalisateur marque des points avec ses direction et d’acteurs, et Kristen Stewart y montre, à travers ce rôle et notamment la nudité qu’il implique, une vie de prendre des risques et casser l’image que lui a donnée Bella auprès du grand public. Plus encore que dans Les Runaways ou Welcome to the Rileys, sortis entre deux opus de Twilight. Ou Blanche-Neige et le chasseur, qui arrive quelques semaines après Sur la route, fort d’un bel univers visuel, mais qui ne marque la carrière de l’actrice que sur le versant people.

SILS MARIA (2014)

Kristen Stewart à Cannes : deuxième ! Deux ans après Sur la route, la comédienne renoue avec la compétition cannoise grâce à un long métrage… qui repartira aussi bredouille de la Croisette. Mais l’impact sur sa carrière sera beaucoup plus important : il marque tout d’abord le début de sa belle collaboration avec Olivier Assayas, qu’elle pourrait d’ailleurs bientôt retrouver. Face à Juliette Binoche, le réalisateur lui offre un rôle à priori secondaire, celui de Valentine, l’assistante d’une comédienne de renom amenée à revisiter une œuvre qu’elle a déjà interprétée à travers un autre personnage, symbole de son âge et de l’écart qui se creuse face aux jeunes générations biberonnées aux réseaux sociaux.

Un choc des cultures qui se joue devant comme derrière la caméra, dans ce pas de deux entre l’art et la réalité que Kristen Stewart illumine par petites touches malgré un personnage censé être plus discret en en retrait. La comédienne prouve ainsi aux plus sceptiques que son talent ne se limite pas à faire la moue dans une saga adolescente et que sa palette de jeu est bien plus large qu’on ne le croit, ce que l’Académie des César appuie quelques mois plus tard en lui remettant un très mérité trophée de la Meilleure Actrice dans un Second Rôle.

Devenu son porte-bonheur, Olivier Assayas la retrouve peu de temps après et lui offre un autre rôle d’assistante dans Personal Shopper, film qui n’est en aucun cas la suite de Sils Maria et rappelle que son auteur n’est jamais là où on l’attend et se plaît à changer de registre, en développant une histoire plus ésotérique et ouverte sur fond de deuil, de fantôme et de harcèlement. Beaucoup plus fraîchement accueilli que leur prédécesseur, il se voit pourtant remettre le Prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes 2016, par le jury de George Miller. Peut-on d’ores et déjà leur donner rendez-vous sur la Croisette avec un troisième film en commun, qu’ils ont récemment émis le souhait de faire ?

AMERICAN ULTRA (2015)

Désireuse de s’éloigner d’une saga comme Twilight, Kristen Stewart aurait pu ne privilégier que les rôles sérieux et les projets pesants, pour aller à l’opposé du phénomène qui a fait d’elle une star auprès du grand public. Mais non et la bande-annonce d’American Ultra arrive comme une jolie surprise : pour ses retrouvailles avec Jesse Eisenberg, son partenaire du méconnu Adventureland en 2010, elle plonge tête la première dans cette comédie d’action qui mêle espionnage et amnésie à la Jason Bourne avec un soupçon de romance dans les volutes de fumée d’un stoner movie (sous-genre cinématographique tournant autour de l’utilisation de cannabis).

A l’arrivée, le film de Nima Nourizadeh (Projet X) est quelque peu déçevant à cause d’un rythme bancal et du sentiment que la bande-annonce dévoilait déjà toutes les bonnes idées. Mais l’alchimie entre Kristen Stewart et Jesse Eisenberg, ainsi que leur volonté de ne pas se prendre au sérieux dans des rôles à contre-emploi de l’image que l’on a d’eux, compensent ces faiblesses et rendent l’ensemble sympathique. En plus de donner ce qui apparaît, de manière rétrospective, des indices sur la suite de la carrière de la comédienne césarisée quelques mois plus tôt.

CAFÉ SOCIETY (2016)

Jouer dans un film de Woody Allen est presque devenu un passage obligé pour tout anglo-saxon qui se respecte, à tel point qu’il est plus rapide de compter ceux qui ne sont jamais passés devant sa caméra que ceux qui l’ont fait. Pour Jesse Eisenberg, le baptême du feu remonte à To Rome with Love en 2012, et il remet le couvert en alter ego du cinéaste en compagnie de sa nouvelle partenaire privilégiée : Kristen Stewart. Direction le Hollywood des années 30 pour les deux comédiens, le temps d’une histoire où il est question de cinéma, de gangsters et d’amour.

Dans ce Cafe Society présenté en ouverture du 69ème Festival de Cannes en 2016, Kristen Stewart se révèle aussi à l’aise que son partenaire et maîtrise le rythme jazzy des dialogues de Woody Allen dans cet opus bien plus réussi et nuancé que ce que la bande-annonce laissait présager. Car la mélancolie s’insinue progressivement dans cette jolie déclaration d’amour au cinéma parsemée de bons mots (“La vie est une comédie écrite par un auteur sadique”), où la comédienne montre sa capacité à se fondre dans l’univers d’un metteur en scène, et à s’adapter à un cinéma plus bavard que ce à quoi elle nous avait habitués.

CERTAINES FEMMES (2017)

De Woody Allen à Kelly Reichardt, il n’y qu’un pas peu évident à franchir pour le grand public, beaucoup plus enclin à se tourner vers le cinéma du réalisateur d’Annie Hall que vers celui, plus aride et exigeant, de l’auteure de Night Moves, Grand Prix du Festival de Deauville 2013. C’est également sur les planches et en compétition qu’est présenté, trois ans plus tard, son nouvel opus, Certaines femmes, réflexion sur l’échec du rêve américain à travers une série de portraits de ses personnages féminins, incarnés par Michelle Williams, Laura Dern, Kristen Stewart et Lily Gladstone.

Comme souvent chez la réalisatrice, le rythme est lent et contemplatif, ce qui peut rebuter plusieurs spectateurs. Mais ceux qui sauront s’accrocher pourront admirer la beauté de la mise en scène et l’impeccable direction d’actrices. Dans le rôle d’une jeune avocate qui donne des cours à ses heures perdues, Kristen Stewart fait, comme ses partenaires, un sans-faute au sein d’un film où les silences sont plus prononcés. Suite à cette expérience, elle creusera davantage cette veine indé pointue avec des longs métrages tels que J.T. Leroy (également avec Laura Dern) ou Seberg, qui n’ont pas encore de date de sortie en France.

CHARLIE’S ANGELS (2019)

Parce que le hasard fait bien les choses, 2019 marque le retour de Robert Pattinson ET Kristen Stewart au blockbuster : pendant que le premier tourne chez Christopher Nolan et accepte d’être le nouveau Batman, la seconde devient l’un des nouvelles Drôles de dames de la suite/reboot de Charlie’s Angels mise en scène par Elizabeth Banks. Et prend très à cœur le mot “drôle”, quitte à forcer le trait et donner une impression bizarre au début du film, dans le rôle de la délurée et quelque peu maladroite Sabina Wilson.

Si le trio Kristen Stewart – Naomi Scott – Ella Balinska (qui a auditionné pour être la Catwoman de The Batman) fonctionne bien et remplit sa mission, la mise en scène trop sage laisse un goût d’inachevé que l’échec au box-office (73,3 millions de dollars de recettes dans le monde dont… 17,8 aux États-Unis, pour un budget de 48) est venu appuyer. Le film devrait donc rester sans suite, mais a au moins prouvé que l’ex-Bella de Twilight n’est pas fermée aux grosses machines et peut même s’y amuser. Et elle l’a de nouveau démontré, peu de temps après, avec Underwater, survival sous-marin plaisant et plus sérieux, efficace et resserré.

Alors qu’elle fête ses 30 ans, Kristen Stewart semble être devenue une valeur sûre du cinéma mondial, capable de jongler avec les genres, les registres et même les looks. Au point que la grande majorité du public voit davantage Twilight comme un tremplin pour sa carrière que comme un boulet qu’elle devra traîner de rôle en rôle. Et nul doute qu’elle peut encore faire beaucoup de grandes choses.



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