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“J’avais besoin de ne plus être centré sur moi-même”



Le chanteur sort son cinquième album ce vendredi. Il y parle, entre autres, de ses craintes concernant l’environnement.

Leur nom est écrit en blanc sur fond rose sur la pochette. C’est celui d’Aimée, la grand-mère de 99 ans de Julien Doré, et de sa mère. Il l’a choisi comme titre de son nouvel album, qui sort ce vendredi chez Columbia. Un titre qui lui est venu sur le tard, comme il le raconte à BFMTV:

“L’album était fini avant l’arrivée du Covid en France, bien avant le confinement”, explique-t-il “Avec le confinement, je réalise que je ne peux pas aller voir ma grand-mère, pour la protéger de ce qui est en train de nous arriver. Je ne sais pas pourquoi, son prénom m’apparaît à l’écrit.”

“Je me dis: ‘Tu viens de finir un album qui s’adresse à une nouvelle génération, dans lequel des voix d’enfants t’accompagnent, voire même chantent à ta place'”, poursuit-il. “Qu’est-ce qu’il pourrait y avoir de plus joli et symbolique, en cette période, que ce disque porte le prénom d’une femme de 99 ans qui a passé une grande partie de sa vie à se battre pour les autres femmes? Et ce prénom est, en plus, un mot de la langue française qui est magnifique pour venir envelopper ces chansons-là.”

L’écologie comme leitmotiv

Avec cet album, porté par les titres La Fièvre et Barracuda II, il signe un disque dont le leitmotiv est la menace écologique. Un virage venu d’une envie de ne plus être “centré” sur sa seule personne, après des années de succès, une tournée des Zénith et deux concerts complets à l’AccorArena:

“C’étaient des choses folles auxquelles je rêvais de goûter artistiquement, mais que je venais de vivre. Et je me suis dit: ‘La prochaine étape artistique, si je dois revenir avec des chansons, si je dois reprendre un peu de temps de parole, il faut vraiment que ça ait du sens'”, explique Julien Doré à BFMTV. “Tu vas trahir la chance que tu as de faire ce que tu aimes si tu reviens en faisant la même chose (…) J’avais besoin de dire des chose dans mes chansons, et de ne plus être centré uniquement sur moi-même. “

En ressort une écriture plus directe, moins lyrique: “J’ai décidé de laisser s’évaporer les vapeurs un peu abstraites et poétiques que j’avais parfois tendance à mettre sur mes textes, comme si j’avais peur d’assumer les mots de ma langue parlée (…) Au fil des albums, j’ai eu de moins en moins peur d’écrire avec cette langue que je parle.” Mais en refusant, toujours, de se poser en “donneur de leçons”.

Se réinventer

Pour ce cinquième album studio, Julien Doré a aussi cherché à éviter les pièges de la redite. Quitte à se chercher, à ne pas être satisfait de ses compositions, et à se payer quelques coups de sang: “Parfois je m’agaçais tout seul (en écrivant), je me disais ‘Et là, t’as qu’à placer ‘plage’ et ‘coquillage’ et c’est bon!’, ‘mais tu sais les faire ces chansons-là, tu les as faites, ça suffit’. (…) J’étais vraiment dans des phases de doutes, à me dire ‘Et si ça ne revenait pas, et si je n’étais pas foutu de réécrire quelque chose d’autre?’.

Après l’album, la tournée. Julien Doré en prépare une, l’année prochaine, annoncée très discrètement sur les réseaux sociaux:

“Au moment où le monde du spectacle vivant est à l’agonie, est en attente de réponse, moi je vais arriver avec un joli teaser et montrer à quel point c’est la fête? Bah non, c’est pas la fête. Et c’est la première fois que dans ma joie d’annoncer ces dates dans un an, j’avais aussi le sentiment d’être indécent. (…) J’espère que dans un an, la pulsion de vie dans les salles de spectacle sera revenue depuis bien longtemps.”

Philippe Dufreigne, avec Benjamin Pierret



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