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Fernandel : d’où vient son pseudonyme ? – Actus Ciné


Pour les 50 ans de la mort de Fernandel, découvrez cinq faits méconnus à propos de ce roi de la comédie française, connu pour avoir incarné Don Camillo, Ali Baba et avoir joué dans nombre d’adaptations de Marcel Pagnol.

Capture d’écran

1- L’origine de son pseudonyme

Au début des années 1920, Fernand Contandin n’est pas encore très connu et se cherche un pseudonyme, comme c’est le cas de beaucoup de comiques troupiers dont Bach, Polin ou Dufleuve. La légende veut que ce soit sa future belle-mère qui ait trouvé le sien. Celui qui s’appelle donc encore Fernand épouse Henriette-Félicie Manse (la soeur de son parolier Jean Manse), et sa belle-mère, le voyant arriver, lui dit souvent “voilà le Fernand d’elle” (en parlant de sa fille). L’expression serait restée, au point que le comédien adopte cette sonorité sur scène et devient pour toujours : Fernandel.

Cette chanson de Fernandel, très inspirée de sa vie, témoigne de la naissance de sa vocation et des moqueries que son visage inspirait au public :

 

2- Il a commencé comme comique troupier

C’est durant les années 1920 que Fernandel commence à faire des petits boulots et en parallèle, monte sur scène. Il s’engouffre dans la mode des comiques troupiers, spectacles au cours desquels un comédien en uniforme raconte sa vie de militaire de façon décalée, que cela soit via des historiettes ou des chansons. Le futur interprète de Don Camillo gagne en popularité au fil de la décennie, ce qui lui permet d’apparaître au cinéma à partir de 1931. Certains de ses films suivent cette thématique militaire comme Vive la classe (1931), Les Gaîtés de l’escadron (1932), Le Coq du régiment (1933), mais aussi Ignace (1937) ou Les Dégourdis de la 11ème (1937). Ils sont souvent accompagnés de chansons.

Une chanson typique de l’époque troupière, avec Fernandel en costume :

 

3- Il a réalisé trois films

En 1940, la France est occupée par l’Allemagne nazie. La même année, Joseph Goebbels crée la firme Continental Films, uniquement financée par des capitaux allemands, dans le but de surveiller la production hexagonale et de pouvoir sortir des films de propagande. Elle va produire un peu moins de trente longs métrages jusqu’en 1944. Deux ans auparavant, la Continental permet à Fernandel de s’essayer à la réalisation. Aidé par Carlo Rim (qui lui avait écrit Hercule en 1938), le comique assure la mise en scène de Simplet, qui donnera lieu à une chanson dont le refrain a marqué une génération.

Simplet raconte la lutte entre deux communes pour un “idiot du village” qui semble porter chance à ceux qui croisent sa route. L’année suivante, Fernandel poursuit avec une deuxième réalisation Continental : Adrien (1943), l’histoire d’un inventeur de patins à roulettes à moteur cherchant à commercialiser sa trouvaille. Ces deux essais ne permettent pas vraiment de déceler un talent de Fernandel pour la mise en scène, mais les films sont des succès publics. Pourtant, Fernandel ne reviendra à la réalisation que des années plus tard, pour un scénario de Sacha Guitry : Adhémar ou le jouet de la fatalité (1951), et Guitry sera très déçu du rendu final, au point d’intenter un procès au producteur, en vain.

4- Il a fondé sa firme de production avec Jean Gabin

Alors qu’ils sont tous deux témoins au mariage d’Henri Verneuil (La Vache et le prisonnier, Un singe en hiver), Jean Gabin et Fernandel décident de créer une firme de production, Gafer Films (pour GAbin et FERnandel). Elle est destinée à promouvoir des projets sur lesquels ils pourraient avoir une influence directe. La Gafer sortira neuf longs métrages, dont le premier vient souligner cette alliance naissante, puisqu’il s’agit d’un film réunissant le duo : la comédie L’Âge ingrat (1964). Trois films avec Fernandel suivent : Le Voyage du père (1966), L’Homme à la Buick (1968) et son dernier long métrage Heureux qui comme Ulysse (1970). De son côté, Gabin sort Le Pacha (1968) et La Horse (1970).

Fernandel décède le 26 février 1971, et le héros de Quai des brumes est laissé seul aux commandes de la firme. Deux mois après sort Le Chat, dans lequel l’acteur donne la réplique à Simone Signoret, puis viendront Le Tueur (1972) et L’Affaire Dominici (1973), avant que la Gafer ne ferme ses portes. Il est à noter qu’avant leur association, Fernandel et Gabin étaient plusieurs fois apparus dans un même générique. Alors que le premier n’était pas aussi connu que le second, ils s’étaient croisés dans Paris-Béguin (1931), Coeur de lilas (1932) et Les Gaietés de l’escadron (1932).

Les deux acteurs défendent la Gafer et mentionnent un second projet commun après L’Âge ingrat (il ne verra jamais le jour) :

 

5- Bourvil a détesté travailler avec lui

Fernandel a 14 ans de plus que Bourvil, et tous deux sont réunis pour une comédie truculente opposant de façon caricaturale les deux acteurs, La Cuisine au beurre. Le premier incarne le Marseillais (présenté ici comme paresseux et détendu) et le second le Normand (rigoureux et un peu coincé). Bourvil se réjouit de cette collaboration car Fernandel est son modèle. Il avait d’ailleurs choisi de débuter sous le nom d'”Andrel”, en référence à celui qui lui a donné l’envie de faire son métier. Sauf que la collaboration ne va pas se passer comme il l’espérait.

Les deux acteurs constatent dès le premier jour de tournage que le film s’est monté sur leurs noms, mais que le scénario n’est pas à la hauteur. Fernandel pique une colère et exige que tout soit réécrit. Le tournage est mis en pause et reprend quelques semaines plus tard, avec de nouveaux dialogues et Claire Maurier en premier rôle féminin. L’actrice s’est illustrée chez François Truffaut (Les 400 coups) ou Edouard Molinaro (Le Dos au mur, Une fille pour l’été), mais Fernandel désapprouve ce choix, et décide ne pas lui adresser la parole pendant tout le tournage.

Le comédien marseillais a par ailleurs la fâcheuse habitude de monopoliser l’attention, et Bourvil est bien décidé à ne pas se laisser faire. Les deux acteurs commencent une lutte à qui aura le plus de dialogues, le plus de gros plans, et l’ambiance devient assez détestable sur le plateau et ce, jusqu’à la fin du tournage. Malgré tout, cette mésentente reste secrète et le public vient assister en masse à la rencontre de ces deux rois de la comédie, et le film totalise 6,3 millions d’entrées à sa sortie française.

Quelques mois avant de détester tourner ensemble, Bourvil et Fernandel étaient réunis et l’émotion de Bourvil est palpable. Ils mentionnent leur future collaboration qui, à l’époque, n’a pas encore de titre :

 



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