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dans les coulisses de “Notre-Dame brûle” de Jean-Jacques Annaud


BFMTV a suivi Jean-Jacques Annaud sur le plateau de son film sur l’incendie de Notre-Dame. Nos caméras étaient présentes le jour du tournage de la scène de l’effondrement de la flèche.

Jean-Jacques Annaud, 77 ans, n’a rien perdu de sa fougue. Le réalisateur de L’Ours, du Nom de la Rose ou encore de La Guerre du feu, dont chaque tournage est une aventure s’affaire actuellement en région parisienne sur son projet titanesque, Notre-Dame brûle.

Ce long-métrage sur l’incendie qui a partiellement détruit la cathédrale parisienne le 15 avril 2019 a été conçu comme une oeuvre à grand spectacle, dotée d’un budget de 30 millions d’euros.

Destiné aux salles obscures, Notre-Dame brûle mêlera environ 5% d’images d’archives du drame, avec des reconstitutions en studio et dans des lieux publics, comme la cathédrale de Bourges. Le tournage, débuté en mars, se poursuivra jusqu’en juin.

BFMTV a pu suivre Jean-Jacques Annaud lors du tournage de quelques scènes à la Cité du Cinéma à Saint-Denis, dont celle de l’effondrement de la flèche. Il a fallu plusieurs jours aux équipes pour installer ce décor clef. Dans le film, la scène durera au maximum une trentaine de secondes.

Jean-Jacques Annaud sur le tournage de “Notre-Dame brûle” © Claire Fleury – BFMTV

“On enflamme tout ça, et pour de vrai!”

Pour une question de sécurité, Jean-Jacques Annaud et les écrans de contrôle sont à l’extérieur du studio. Seul quelques techniciens sont dans la pièce, protégés par des tenues anti-feu. Des pompiers sont aussi présents pour gérer tout problème. Les caméras sont protégées pour résister à la chaleur. Deux sont installées sur une “crash box”, un système capable de supporter une tonne de débris sans casser”.

Annaud a une idée aussi simple qu’efficace: mettre le feu au décor, puis le faire s’effondrer. “On enflamme tout ça, et pour de vrai, parce que les flammes en post-production, c’est nul, c’est bon pour un documentaire ou un truc comme ça. Mais dans mon film, les pompiers sont au cœur du feu, c’est tout ce que les gens ne peuvent pas imaginer que l’on montre.” 

A la fin de la scène, quand la porte du studio se rouvre, un immense nuage de fumée en sort, les flammes sont encore actives… Tout s’est passé sans encombre et la scène est dans la boîte. “C’est très réussi, on a les trois caméras principales. Faudra contrôler les autres, mais on n’a pas besoin de refaire la scène”, se réjouit Annaud.

Des décors gigantesques

Très décontracté malgré les enjeux du film, le réalisateur affiche un large sourire: “Mon film est fini, j’ai plus qu’à le tourner! J’ai passé 5 mois à faire le découpage, il y a 1000 plans.” Le réalisateur a comme à son habitude préparé minutieusement son sujet, dont il connaît chaque recoin:

Le tournage de "Notre-Dame brûle" de Jean-Jacques Annaud
Le tournage de “Notre-Dame brûle” de Jean-Jacques Annaud © Claire Fleury – BFMTV

“La chance que j’ai eu, c’est que très en amont, dès que j’ai travaillé sur le scénario, j’ai rencontré les protagonistes. Les 50 personnes qui apparaissent à l’écran, je les connais. A tel point que j’appelle les acteurs par le nom original. Ils m’ont raconté dans le détail leurs histoires. Certains m’ont aussi donné les notes qu’ils avaient prises dans la semaine qui a suivi l’incendie. J’ai le point du vue du clergé, j’ai le point de vue des pompiers, j’ai le point de vue des politiques. C’est incroyable, je connais plein, plein de trucs. Je ne peux pas tout dire, autrement, je ferais un film de 5 heures.” 

Dans un studio à côté, les décorateurs construisent et peaufinent les reproductions de parties de la cathédrale. Une quarantaine de décors sont construits pour reproduire des détails de Notre-Dame, comme les gargouilles et les sculptures. Certaines pièces sont gigantesques. Le beffroi a été reproduit en taille réelle – soit l’équivalent d’un immeuble de 4 étages.

Avant de finir brûlée à l’écran, chaque pièce est vieillie, puis abîmée. “Le gros du boulot, c’est la finition, la patine”, confirme le chef décorateur Jean Rabasse. “Pour nous, c’est vraiment important de rendre le décor vivant, de l’incarner, ça permet de donner plus de profondeur à l’image.”

Des vidéos amateurs

Prévu pour avril 2022, Notre-Dame brûle devrait impressionner le public, et le séduire avec son évocation réaliste, fidèle à la réalité historique. “Nous ne racontons pas de bobards, il suffit de suivre la réalité qui est infiniment plus baroque, parfois burlesque”, avait indiqué Jean-Jacques Annaud début mars à l’AFP.

Le tournage de "Notre-Dame brûle" de Jean-Jacques Annaud
Le tournage de “Notre-Dame brûle” de Jean-Jacques Annaud © Claire Fleury – BFMTV

“Je n’aurais pas osé faire ces rebondissements dramatiques, si ce n’était pas verrouillé sur la vérité. Je n’ai jamais écrit un scénario avec autant de bonheur, aussi rapidement”, avait-il également ajouté. Pour insuffler du réalisme à son film, le réalisateur a lancé un appel aux témoins du monde entier, pour qu’ils lui envoient leurs vidéos du soir du sinistre.

Réalisateur de très gros succès comme Le Nom de la Rose, Sept ans au Tibet ou encore Stalingrad et Deux frères, Jean-Jacques Annaud a fait de la reconstitution des grands événements de notre Histoire une de ses spécialités.

Claire Fleury avec Jérôme Lachasse



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