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comment Antoine de Maximy a imaginé sa propre mort au cinéma



L’animateur est de retour avec un film qui mêle comédie et thriller. Il raconte à BFMTV comment il a conçu cet ovni filmique où il imagine puis enquête sur sa propre mort.

Antoine de Maximy, l’éternel baroudeur à la chemise rouge, signe à 61 ans son premier film de fiction, J’irai mourir dans les Carpates, un mélange de comédie et de thriller qui sort ce mercredi 16 septembre et qui apparaît comme une extension de son émission phare, J’irai dormir chez vous.

L’histoire débute dans les Carpates, où l’animateur, qui joue son propre rôle, meurt dans un accident de voiture lors d’un reportage. Alors que les images de son dernier documentaire sont rapatriées en France, sa monteuse se met à les visionner et découvre des indices troublants sur la disparition d’Antoine de Maximy…

À force de voyager dans plus de 110 pays, l’animateur s’est souvent retrouvé “dans des situations un petit peu bizarres, où ça pouvait rapidement déraper”, raconte-t-il. En 2011, alors qu’il était en Bolivie, il a manqué de se faire enlever par de faux policiers et a dû quitter précipitamment le pays par peur de représailles. En 2015, il a été pris dans une fusillade nocturne à Sainte-Lucie, dans les Antilles.

De ces anecdotes est né J’irai mourir dans les Carpates, dont l’écriture a commencé en 2011. “C’est venu naturellement au premier jet”, dit-il à propos du scénario, qui met en scène sa propre disparition. Un sentiment “un peu étrange”, confie-t-il. “Je ne l’assumais pas très bien. Pour cette raison, il n’y a pas de scène où il y a des gens qui sont effondrés. Je ne voulais pas entrer là-dedans.” Écrire un film n’a pas été difficile, l’émission étant profondément cinématographique:

“Je me suis rendu compte que J’irai dormir chez vous avait une écriture filmique nouvelle”, assure Antoine de Maximy en faisant référence au dispositif unique de son émission, filmée à l’aide de caméras fixées sur son corps. “Je me suis dit qu’il était possible d’écrire une histoire qu’on n’aurait pas pu faire dans l’émission. Ça m’a beaucoup motivé, surtout quand je me suis rendu compte que le film pouvait être une enquête dans les images, dans la lignée de films comme Blow Up (1967) et Blow Out (1981).”

Faire une fiction à partir d’une émission improvisée

Malgré la popularité de J’irai dormir chez vous, l’animateur a vu toutes les portes se fermer lorsqu’il a commencé à raconter son idée de film: “Personne n’a voulu de ce film, mais c’était pareil au début de la série. J’ai fait les premiers épisodes sans être payé. Il n’y avait qu’une petite chaîne qui avait dit oui, Voyage, et il y a eu France 5 un an et demi après.” L’écueil du projet, pour beaucoup de producteurs, était Antoine de Maximy lui-même:

“Faire un film de fiction d’après une émission totalement improvisée a été le truc le plus difficile à faire admettre. À cela s’ajoutait le fait que je n’avais jamais fait de court-métrage, et que je ne n’avais aucune expérience en matière de direction d’acteur. C’était la contradiction majeure du projet: ce n’est pas une fausse bonne idée de faire un film sur une émission et de se dire que ça va être un succès au cinéma sous prétexte que le programme marche à la télévision?”

Difficile de lui donner tort au vu des scores de Cabaret Paradis de Shirley et Dino ou du Baltringue de Vincent Lagaf’. “Et à l’heure où on parle on ne sait toujours pas si les gens viendront me voir”, complète Antoine de Maximy. “Les avant-premières attirent du monde, mais peut-être viennent-ils juste parce que je suis dans la salle…”

Il a toujours travaillé pour ses fans, qui le lui rendent bien. J’irai mourir dans les Carpates a pu voir le jour grâce au financement participatif (6.730 personnes ont donné 256.000 euros sur Kiss Kiss Bank Bank) et à la ténacité de Julie Gayet, via sa société de production Rouge International. “Le financement participatif, en juin 2019, a tout déclenché et ça s’est accéléré au-delà du raisonnable”, raconte Antoine de Maximy. “On est passé en un an de pas un centime à un film complètement terminé. Ce n’est pas ça, le temps du cinéma normalement.”

“En quinze ans, j’ai eu une histoire!”

L’apprenti réalisateur, qui s’est entouré de la très populaire Alice Pol (Supercondriaque, Raid Dingue) pour augmenter ses chances de séduire le plus grand nombre, confie que la réussite de J’irai mourir dans les Carpates repose avant tout sur la crédibilité des images tournées en Roumanie pour le faux J’irai dormir chez vous du film. “Je savais que si ces images ne fonctionnaient pas, il ne fallait pas faire le film. Une fois qu’on a vu qu’elles marchaient, qu’on avait l’impression de voir du J’irai dormir chez vous, le plus grand écueil était passé.”

Le résultat est habile, et donne envie au public d’y retourner: “Tous les indices [pour retrouver la trace de mon personnage] peuvent être découverts avant les héros du film. Tout est à l’écran. Certains spectateurs m’ont dit qu’ils retournaient voir le film pour vérifier les détails!” D’autant qu’Antoine de Maximy lève un coin du voile sur sa manière de travailler. Il livre quelques états d’âme d’inspiration autobiographique (“la vie à deux c’est pas pour moi”), et s’imagine une liaison avec la tenancière d’un hôtel roumain qu’il trouve sur son chemin:

“Ça ne m’est pas arrivé. Ce n’est pas un grand fantasme! J’aime bien que la vie me surprenne et si ça arrivait je ne dis pas que je partirais forcément en courant, mais ce n’est pas un truc qui arrive fréquemment dans la série. En quinze ans, j’ai eu une histoire! C’était aux États-Unis, à la fin de J’irai dormir à Hollywood. J’étais resté trois semaines à Los Angeles, c’était différent, j’étais moins dans l’urgence… L’émission a l’air légère mais ce n’est que du boulot!”

Aventurier et pionnier de la technologie

L’animateur a toujours fait son émission avec sérieux, tout en étant un pionnier en matière de technologie – ce qui lui a permis de tourner son film avec un budget restreint. Ingénieur du son pour documentaires scientifiques et animaliers avant de devenir réalisateur, Antoine de Maximy a toujours été à la pointe technologique. Dans les années 80, il a imaginé le Cinébulle, une montgolfière qui permettait de filmer des paysages sous tous les angles, à la manière des drones.

“J’ai toujours bidouillé quand je n’avais pas ce qu’il me fallait comme matériel. Quand j’étais ingénieur du son sur Le Peuple Singe (1989), j’ai fait bricoler un moteur pour mettre mon micro loin de moi au milieu des singes pour pouvoir le pivoter, l’orienter, de manière à ce que le son soit bien en stéréo, comme il fallait. Ça a été fait par un copain qui avait pris un moteur de tournebroche et qui me l’avait bricolé”, raconte Antoine de Maximy, qui a toujours filmé J’irai dormir chez vous avec des “prototypes uniques au monde”: “Je ne sais pas où elles en sont aujourd’hui, mais au début les GoPros étaient mauvaises de nuit…”

Antoine de Maximy ne sais pas si son émission reviendra à la télévision: “Je ne sais pas si la chaîne en veut encore. Je n’ai pas trop de nouvelles.” Il a un projet de film, mais il ignore s’il pourra le produire: “Il est différent de ce que j’ai fait jusqu’à présent. Je n’ai aucune chance de le faire maintenant… Je me demande si je vais en faire un entre les deux… Je réfléchis. Avec le film et les 110 avant-premières de ces derniers mois, je suis crevé.”



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