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Claude Brasseur, l’éternel père de Vic dans “La Boum”


Le comédien, qui vient de mourir, est indissociable de La Boum. Un rôle qui lui a longtemps collé à la peau et dont il a essayé de se défaire dans le controversé Descente aux enfers.

Acteur dans plus de 110 films, de Bande à part (1964) de Jean-Luc Godard à Un éléphant ça trompe énormément (1976) d’Yves Robert, Claude Brasseur restera à jamais associé au rôle de François Beretton, le père de Vic (Sophie Marceau) dans La Boum (1980). Depuis l’annonce de sa mort, ce mardi 22 décembre, c’est ce rôle que tous ceux qui lui rendent hommage évoquent spontanément.

Ce rôle, pourtant, Claude Brasseur a failli ne jamais le jouer. C’est Francis Perrin qui avait été contacté à l’origine par Claude Pinoteau, le réalisateur. Lorsque Perrin refuse, Pinoteau fait appel à Claude Brasseur, qui accepte sans hésiter à sa grande surprise la proposition.

Aussi à l’aise dans les comédies que dans les polars, Claude Brasseur vient alors de remporter un grand succès avec La Guerre des polices. Fort de ses 25 ans de carrière, il suit une ligne de conduite bien précise pour chacun de ses films: il écoute avant tout son instinct.

Claude Brasseur voit tout de suite le potentiel commercial de La Boum. Il y voit aussi le genre de comédie qu’il souhaiterait découvrir au cinéma. Il se retrouve enfin dans le rôle du père et confiera en interview qu’il aurait élevé sa fille en suivant les mêmes préceptes que son personnage.

“Ça n’a pas surpris, ça a choqué”

Il a toujours gardé une grande fierté de sa participation au film et de sa collaboration avec Sophie Marceau, alors âgée de 13 ans sur le tournage.

“J’ai souvent porté bonheur aux jeunes filles car la première avec qui j’ai travaillé s’appelle Sophie Marceau”, s’amusait-il dans les colonnes du quotidien suisse Le Matin en 2015.

Père de Sophie Marceau dans La Boum et dans sa suite (1982), Brasseur tente de se défaire de cette image en jouant son amant dans Descente aux enfers (1986) de Francis Girod. Lors d’une scène restée célèbre, Marceau, entièrement nue au sortir d’une baignade, se jette sur Brasseur avant de lui lancer: “prends-moi”. Marceau a alors vingt ans, et Brasseur cinquante.

Claude Brasseur et Sophie Marceau dans “Descente aux enfers” de Francis Girod © Gaumont

“Ça n’a pas surpris, ça a choqué”, s’était souvenu Claude Brasseur en 2017 sur Europe 1. “Quand Descente aux enfers est sorti, il y a eu une profusion de courriers adressés à Gaumont, à Sophie et moi. C’est tout juste si on ne m’accusait pas d’inceste.”

“J’étais pas très chaude”

Le succès sera au rendez-vous: plus d’un million de spectateurs se presseront dans les salles obscures pour assister à “cet inceste de cellulloïd”, note Pierre Mikailoff dans sa biographie de Sophie Marceau.

L’actrice, en réalité, n’était “pas très chaude” à l’idée de tourner cette séquence non prévue au scénario, et improvisée par le réalisateur Francis Girod, confiera-t-elle des années plus tard dans une interview citée par Pierre Mikailoff dans son ouvrage:

“Quand j’ai reçu le scénario, c’était genre trois pages et demi. Ca relatait la moitié de ce qu’on m’avait raconté, c’était un petit peu décevant. Enfin, bon, je m’étais engagée, je suis partie, je l’ai fait. Et la grande idée de Francis Girod, qui est un provocateur… Un homme assez brillant, mais qui aime bien la provocation, il trouvait formidable l’idée du couple, Brasseur et moi. Moi, j’étais pas très chaude là-dessus, mais bon.”

Descente aux enfers marquera la dernière collaboration au cinéma entre les deux comédiens.



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