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Ava Max, la chanteuse qui veut dépoussiérer la pop, sort son premier album



À 26 ans, Ava Max se fait une place de choix dans les charts américains grâce à une pop assumée. Elle se confie à BFMTV.com à l’occasion de la sortie de Heaven & Hell, son premier album.

La pop américaine est-elle en train de voir naître sa nouvelle ambassadrice? Avec son look ultra-étudié, ses clips à grand spectacle et ses refrains entêtants, Ava Max réunit tous les ingrédients pour réaliser la recette du triomphe. La chanteuse de 26 ans sort ce vendredi son tout premier album, Heaven & Hell. Ses fans en connaissent déjà une partie; six des titres sont des singles que la chanteuse distille depuis deux ans. Tous – ou presque – sont devenus des tubes.

Parmi eux, son premier gros hit, Sweet But Psycho. Sorti à l’été 2018, ce titre à la mélodie obsédante se classe numéro un peu partout sur le Vieux Continent, de l’Allemagne au Royaume-Uni en passant par la Norvège ou la Suède, avant de conquérir les États-Unis. Le clip, dans lequel elle poursuit un compagnon infidèle armée d’une hache, plante le personnage. “Je trouve ça dingue”, confie-t-elle encore aujourd’hui, par téléphone à BFMTV.com:

“Quand la chanson est sortie, nous n’avions aucune idée de ce qui allait se passer. Nous sortions une chanson très pop à une époque où il y en avait peu, alors nous n’avions pas énormément d’espoir. Quand elle a commencé à grimper dans les classements, on a paniqué. Je me suis mise à voyager en Europe, faire de la promo…”

Reprendre le flambeau

Effectivement, il faut plus de détermination qu’on ne le pense pour chercher à s’imposer dans la pop, aux États-Unis, en 2020. Toutes les grandes figures du secteur – Lady Gaga, Rihanna, Katy Perry, Taylor Swift – sont apparues il y a 15 ans. Depuis, toutes se sont dirigées vers des sonorités plus expérimentales et monopolisent la scène, laissant peu de places aux nouvelles arrivantes. D’autant qu’après des années 2000, c’est désormais le hip-hop qui occupe les premières places des charts américains. En convoquant tous les codes de cette époque révolue (des mélodies qui collent à la tête posées sur des titres ultra-produits) mais aussi ceux des années post-iPhone 8 (ses chorégraphies faciles à reproduire se prêtent parfaitement à l’ère TikTok), Ava Max va peut-être changer la donne.

“Je pense que la pop n’est plus aussi présente qu’elle l’était au début des années 2000, ou même au milieu des années 2010”, explique-t-elle. “Mais on s’en rapproche.”

“Si j’en avais une, elle serait plus grosse que la tienne”

Depuis, le succès n’a été que croissant. Ava Max cultive un look extravagant, ne s’affiche jamais qu’avec la même coiffure, devenue sa signature – une chevelure blonde platine à la coupe asymétrique – et se crée une base de fans solide qui, comme ceux de ses consoeurs, s’est trouvée un nom (Ariana Grande règne sur les “Arianators”, Rihanna dirige la “Navy”, Ava Max gouverne les “Avatars”).

Chaque morceau d’Ava Max sonne comme un hymne. Son album regorge de tubes en puissance qui fondent dans l’oreille, portés par des orchestrations aux élans épiques. Kings and Queens, l’un des derniers en date – et celui que vous avez le plus de chances d’avoir entendu cet été sur NRJ – en est un parfait exemple.

Ce nouveau tube, dans lequel elle sample la mélodie de If You Were A Man de Bonnie Tyler, lui aura valu sa deuxième entrée dans le prestigieux classement Billboard Hot 100. Le succès est encore plus important chez nous; tous ses singles sont apparus au classement des plus grosses ventes digitales en Europe.

Si l’atmosphère est très 2000, les messages qu’elle y véhicule sont on-ne-peut-plus actuels. La jeune fille y affiche un girl power conquérant, joueur et un brin coquin: “Tu penses peut-être que je suis faible si je n’ai pas d’épée / Mais si j’en avais une, elle serait plus grosse que la tienne”, chante-t-elle en attrapant son entrejambe.

“Je suis naturellement comme ça. Je campe sur mes positions et j’exprime mes opinions, alors j’écris de cette manière-là”, analyse-t-elle. “Je veux être une source d’inspiration pour les gens qui n’ont pas de femmes fortes dans leur vie, et qui ont peut-être besoin de quelqu’un à admirer. J’ai grandi avec beaucoup de femmes fortes, avec ma mère, ma tante, ma grand-mère. J’ai été entourée par cette énergie féminine et puissante, alors j’espère pouvoir aider quelqu’un qui n’a pas connu ça.”

Ava Max est née Amanda Koci en 1994 dans le Wisconsin, dans une famille immigrée d’Albanie. Et sa mère a effectivement soutenu ses aspirations, en déménageant avec elle à Los Angeles lorsque la jeune fille n’a que 14 ans, pour faire démarrer sa carrière.

Mais la sauce ne prend pas (encore) et, comme elle le confie à Vanity Fair, Ava Max retourne un an plus tard en Virginie pour y achever sa scolarité. Elle repartira en Californie quelques années plus tard; de là, sa trajectoire prend forme, lentement mais sûrement. Elle commence à travailler avec le producteur Cirkut (qui a oeuvré pour Rihanna, Britney Spears, Miley Cyrus, Shakira…) avec qui elle diffuse plusieurs tites sur le Web. Jusqu’à signer un contrat chez Atlantic Records, filiale de Warner Music Group. Depuis, elle a reçu l’aval d’artistes confirmés, notamment en posant sa voix sur des titres de David Guetta ou Jason Derulo.

“Je ne suis concentrée que sur ma carrière”

Elle s’est également entouré de RedOne, artisan des premiers tubes de Lady Gaga. Comme pour affirmer un peu plus son souhait de s’inscrire dans la lignée des grandes divas de la pop. “Je chante depuis toujours, je ne suis pas le genre de fille qui se compare aux autres artistes”, déclare-t-elle cependant. “C’est difficile pour moi de penser à leurs carrières, car je ne suis concentrée que sur la mienne”. Des interférences coupent d’ailleurs sa réception lorsque l’on tente d’évoquer avec elle les comparaisons persistantes du public et des médias entre Ava Max et l’interprète de Poker Face.

Dernier clip en date, pour accompagner la sortie de l’album: Who’s Laughing Now, titre vengeur dans lequel elle s’attaque à un ex qui l’a trahie. 30 millions de vues sur YouTube. Celle qui raconte avoir fait l’objet de harcèlement scolaire dans sa jeunesse, d’avoir eu le sentiment “de ne pas être à sa place” (elle en parle dans son titre So Am I) peut désormais compter sur des fans fidèles et un succès quasi-assuré. “Je veux tracer mon propre chemin.” Les premières étapes du parcours sont prometteuses.



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